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Le changement climatique rapide est susceptible d'imposer de fortes pressions de sélection sur des traits importants pour la condition physique, et par conséquent, la microévolution en réponse à la sélection médiée par le climat est potentiellement un mécanisme important atténuant les conséquences négatives du changement climatique. Nous avons examiné les preuves empiriques des récentes réponses microévolutionnaires au changement climatique dans des études longitudinales en mettant l'accent sur les trois perspectives suivantes qui émergent des données publiées. Premièrement, bien que les signatures du changement climatique soient clairement visibles dans de nombreux processus écologiques, des exemples similaires de réponses microévolutionnaires dans la littérature sont en fait très rares. Deuxièmement, la qualité des preuves des réponses microévolutionnaires au changement climatique est loin d'être satisfaisante car les réponses documentées sont souvent - sinon typiquement - basées sur des données non génétiques. Nous renforçons l'idée qu'il est tout aussi important de faire la distinction entre les réponses génétiques (évolutionnaires) et phénotypiques (comprenant un composant non génétique, plastique) que de comprendre les rôles relatifs de la plasticité et de la génétique dans l'adaptation au changement climatique. Troisièmement, afin d'illustrer les difficultés et leur potentiel ubiquité dans la détection de la microévolution en réponse à la sélection naturelle, nous avons examiné les études génétiques quantitatives sur les réponses microévolutionnaires à la sélection naturelle dans le contexte d'études à long terme sur les vertébrés. Les preuves disponibles pointent vers la conclusion générale que de nombreuses réponses perçues comme des adaptations aux conditions environnementales changeantes pourraient en réalité être des réponses plastiques induites par l'environnement plutôt que des adaptations microévolutionnaires. Par conséquent, des preuves claires indiquant un rôle significatif de l'adaptation évolutive au réchauffement climatique en cours font défaut.
Gienapp et al. (mar.) ont étudié cette question.