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Cet article documente brièvement l'histoire de la découverte de l'effet EPR (perméabilité et rétention améliorées) et élucide une analogie entre l'infection bactérienne impliquant des protéases qui déclenchent la génération de kinines et le cancer. L'effet EPR des macromolécules dans les tissus cancéreux est défini, ainsi que la distinction entre l'effet EPR (en référence à l'élimination des macromolécules de l'espace interstitiel des tissus tumoraux) et le ciblage passif simple des médicaments vers les tumeurs. Parmi les points supplémentaires de discussion figurent l'unicité des vaisseaux tumoraux, l'influence des kinines et d'autres médiateurs vasculaires tels que l'oxyde nitrique (NO) et les prostaglandines, et l'hétérogénéité de l'effet EPR. Deux stratégies différentes pour augmenter l'effet EPR ont été découvertes : élever artificiellement la pression artérielle via une infusion lente d'angiotensine II et appliquer du nitroglycérine ou d'autres donneurs de NO. L'utilisation du nitroagent a non seulement augmenté le flux sanguin de la tumeur, mais aussi la livraison de médicaments à la tumeur et l'effet thérapeutique du médicament. Cette découverte montre une analogie intrigante avec le tissu infarci cardiaque hypoxique, en ce sens que les deux sont améliorés par le NO. Ces deux méthodes ont été appliquées au traitement des rongeurs et des cancers humains, en combinaison avec d'autres agents anticancéreux, avec des résultats réussis obtenus chez les rongeurs ainsi que chez les humains. Ces données suggèrent des perspectives très attrayantes pour l'utilisation de l'effet EPR dans le développement futur de thérapeutiques anticancéreuses.
Hiroshi Maeda (ven.) a étudié cette question.
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