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La gestion appropriée des voies aériennes est une part essentielle du rôle de l'anesthésiste. L'intubation difficile, qui peut maintenant être quantifiée à l'aide de l'« Échelle de Difficulté d'Intubation », doit être anticipée chaque fois que cela est possible. Une stratégie doit être développée afin d'anticiper les problèmes. La première partie de cet article examine les différents facteurs qui contribuent à rendre l'intubation et/ou la ventilation difficiles. Les problèmes d'intubation (ou de ventilation des poumons) peuvent être causés par des structures laryngées anormales (par exemple, une tumeur, une sténose), ou par des difficultés à visualiser la glotte. L'historique clinique aidera généralement à identifier le premier problème, tandis qu'un examen physique des voies aériennes est nécessaire pour révéler soit une disproportion entre les différentes structures des voies aériennes (par exemple, langue, larynx), et/ou des difficultés à aligner les axes oral, pharyngé et laryngé. Les différentes techniques utilisées pour diagnostiquer ces problèmes sont décrites. La deuxième partie de cet article résume les algorithmes utilisés par l'anesthésiste lorsque la gestion des voies aériennes se révèle difficile. Trois situations sont considérées : (a) intubation difficile anticipée, pour laquelle l'intubation fibre-optique éveillée semble être la technique de choix dans la majorité des cas, (b) intubation difficile imprévue chez un patient dont les poumons peuvent être ventilés ; ici, diverses techniques de contrôle des voies aériennes seront brièvement décrites, et (c) tant l'intubation trachéale que la ventilation pulmonaire sont impossibles ; il s'agit d'une urgence menaçant la vie, pour laquelle trois solutions sont proposées. Celles-ci comprennent l'utilisation du masque laryngé, du Combitube, ou de la ventilation transtrachéale. Ces situations seront analysées dans le but de proposer des stratégies de gestion qui garantissent toujours la sécurité du patient.
Janssens et al. (Mon,) ont étudié cette question.