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Nous avons appliqué des entretiens semi-structurés et approfondis pour explorer les perceptions et les expériences de 60 praticiens/politiques et de 25 participants syriens impliqués dans les services de santé mentale pour les réfugiés au Liban. Les réfugiés considéraient leur détresse comme une réaction normale partagée face à l'adversité, tandis que les professionnels la percevaient comme symptomatique d'une maladie mentale. Les praticiens considéraient la culture syrienne comme un obstacle à la fourniture de soins et ont priorisé l'éducation des réfugiés sur les conditions de santé mentale. Les responsables politiques ont invoqué l'état de crise pour justifier des interventions à court terme, tandis que les réfugiés syriens demandaient des interventions communautaires et considéraient le réétablissement dans un troisième pays comme la seule solution à leurs mauvaises conditions de vie. La relation thérapeutique semble menacée par la méfiance, puisque les réfugiés modifient leurs récits comme un mécanisme d'adaptation en réponse au système humanitaire, que les professionnels considèrent comme manipulateur. Nous discutons des implications de nos résultats pour la pratique de la santé mentale dans des contextes humanitaires.
Kerbage et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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