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Cet article soutient que les conventions de visualisation travaillent à faire en sorte que les données représentées dans les visualisations semblent objectives, c'est-à-dire transparentes et factuelles. Interroger le travail que font les conventions de visualisation nous aide à comprendre la contradiction apparente entre les critiques des visualisations comme étant des outils de persuasion et la conviction des concepteurs de visualisation que, grâce à la visualisation, il est possible de 'faire le bien avec les données'. Nous nous concentrons sur quatre conventions qui imprègnent les visualisations d'un sentiment d'objectivité, de transparence et de factualité. Celles-ci incluent : (a) des points de vue en deux dimensions ; (b) des mises en page claires ; (c) des formes et des lignes géométriques ; (d) l'inclusion des sources de données. Nous soutenons que penser aux visualisations d'un point de vue sémiotique social, comme nous le faisons dans cet article en rassemblant ce que disent les concepteurs de visualisation sur leurs intentions avec une analyse sémiotique des visualisations qu'ils produisent, fait progresser la compréhension des façons dont les visualisations de données prennent forme, comment elles sont imprégnées de qualités particulières et comment le pouvoir opère en elles et à travers elles. Ainsi, cet article contribue à une compréhension nuancée des visualisations de données et de leur production, en révélant les manières dont le pouvoir est à l'œuvre en elles. En retour, il fait progresser le débat sur les données dans la société et le domaine émergent des études de données.
Kennedy et al. (Wed,) ont étudié cette question.