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Le modèle murin cuprizone permet d'explorer les mécanismes moléculaires complexes sous-jacents à la démyélinisation non auto-immune et à la remyélinisation spontanée. Bien qu'il soit généralement admis que les oligodendrocytes sont particulièrement vulnérables à l'intoxication par la cuprizone en raison de leurs fortes exigences métaboliques, un aperçu complet de l'étiologie de la pathologie induite par la cuprizone fait encore défaut à ce jour. Dans cette revue, nous décrivons en profondeur le mode d'action physico-chimique de la cuprizone et discutons des mécanismes moléculaires et enzymatiques par lesquels la cuprizone induit le stress métabolique, l'apoptose des oligodendrocytes, la dégénérescence de la myéline et finalement la pathologie axonale et neuronale. De plus, nous décrivons la fonction d'effet dual du système immunitaire qui contrôle strictement la démyélinisation par une induction efficace de l'apoptose des oligodendrocytes, mais qui, en revanche, ouvre également la voie à une remyélinisation rapide et efficace par la sécrétion de facteurs neurotrophiques et l'élimination des débris cellulaires et myélinique. Enfin, nous discutons des nombreux symptômes cliniques qui peuvent être observés à la suite du traitement par cuprizone et comment ceux-ci renforcent le modèle de cuprizone en tant qu'outil utile pour étudier la sclérose en plaques humaine, la schizophrénie et l'épilepsie.
Praet et al. (Tue,) ont étudié cette question.