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La paléobiogéographie du Mésozoïque tardif a été caractérisée par une distinction entre les territoires nordiques de Laurasia et les masses terrestres sud de Gondwana. La découverte répétée de lignées gondwaniennes en Laurasia a conduit à la proposition de scénarios alternatifs pour expliquer ces occurrences anormales. Un nouveau modèle biogéographique pour les écosystèmes terrestres du Mésozoïque tardif est proposé ici, dans lequel l'Europe et les territoires "gondwaniens" possédaient une faune commune eurogondwanienne au cours du Crétacé précoce. Par la suite, après le Hauterivien, les territoires européens se sont séparés de l'Afrique puis se sont connectés à Asiamérique, ce qui a entraîné un échange faunal. Ce modèle explique la présence de taxons gondwaniens en Laurasia et l'absence de formes laurasiennes dans les territoires du sud durant le Crétacé. Afin de tester ce nouveau modèle paléobiogéographique, des analyses de réconciliation d'arbres (TRA) ont été réalisées sur la base des signaux biogéographiques fournis par un super-arbre d'archosaures du Mésozoïque tardif. Les TRA ont trouvé des preuves significatives de la présence d'une faune eurogondwanienne du Crétacé précoce suivie d'une dichotomie Gondwana-Laurasia relativement courte. L'analyse a récupéré des preuves d'une reconnexion biogéographique des territoires européens avec l'Afrique et l'Amérique du Sud-Antarctique durant la période Campanienne à Maestrichtienne. Ce scénario biogéographique semble se poursuivre à travers le début du Tertiaire et éclaire les distributions disjointes transatlantiques de plusieurs groupes de plantes et d'animaux actuels.
Ezcurra et al. (ven,) ont étudié cette question.