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L'utilité ou l'inutilité des radiographies de flexion-extension dans le diagnostic de l'instabilité segmentaire de la colonne lombaire est un sujet controversé. Des études précédentes ont rapporté une large gamme de mouvements normaux et un chevauchement significatif entre les motifs de mouvement symptomatiques et asymptomatiques. L'objectif des auteurs était de définir le mouvement lombo-sacral normal in vivo en utilisant des radiographies en flexion-extension latérales ordinaires en charge provenant de 40 volontaires sans l'utilisation d'ordinateurs ou d'équipements de radiographie spéciaux. Le calcul de la translation vertébrale dynamique, défini comme le changement de position relative de la flexion à l'extension, a fourni une évaluation plus précise du mouvement vertébral que la mesure du déplacement statique sur une vue de flexion ou d'extension seule. Les niveaux vertébraux lombaires normaux devraient avoir moins de 3,0 mm de translation antéro-postérieure (AP) dynamique (moins de 8 % de la largeur du corps vertébral). Bien que 42 % des sujets normaux aient présenté au moins un niveau avec un olisthésis statique supérieur à 3,0 mm en flexion ou en extension, seulement 5 % avaient une translation AP dynamique supérieure à 3,0 mm. Ces données ont suggéré que la large gamme de mouvements et la fréquence de chevauchement entre patients symptomatiques et asymptomatiques rapportées précédemment pourraient être considérablement réduites (par huit) en calculant le mouvement dynamique, plutôt qu'en considérant les positions vertébrales statiques. Les auteurs pensent que ces données fourniront la base pour une réévaluation de la radiographie en flexion-extension dans le diagnostic de l'instabilité de la colonne lombaire.
Boden et al. (Vendredi,) ont étudié cette question.