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Gravir le mont Everest nécessite une période d'acclimatation de 3 à 4 semaines entre 3000 et 6000 m. Afin de réduire cette période de temps passée dans des conditions dangereuses, une expérience de pré-acclimatation a été réalisée avec 5 alpinistes d'élite (4 hommes, 1 femme), âgés de 30 +/- 4 ans (moyenne +/- SD), avant leur tentative de gravir le mont Everest. Les sujets sont d'abord restés une semaine sur le Mont-Blanc (entre 4350 et 4807 m), puis ont passé un total de 38 heures dans une chambre hypobarique (sur 4 jours consécutifs) à une altitude standard de 5000 à 8500 m. Ensuite, ils ont volé vers Katmandou et ont atteint 7800 m cinq jours seulement après avoir quitté le camp de base. La période de pré-acclimatation a montré une augmentation de 12 % de la concentration en hémoglobine, sans changement dans la réponse ventilatoire à l'hypoxie. La saturation en oxygène artériel lors d'un exercise submaximal en hypoxie (FIO2 = 0.115) est passée de 75 +/- 4 à 82 +/- 3 %, probablement en raison d'une acclimatation ventilatoire efficace. Sur le mont Everest, la vitesse d'ascension était très élevée (5600 m de gain d'altitude en 6 jours), sachant que dans les expéditions conventionnelles, 12 à 32 jours sont généralement nécessaires pour atteindre, en toute sécurité, la même altitude. En conclusion, la pré-acclimatation semble avoir déclenché des mécanismes efficaces qui ont permis aux grimpeurs de gagner 1 à 3 semaines de temps dans des conditions de montagne.
Richalet et al. (Jeudi,) ont étudié cette question.