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La plasticité phénotypique dans les traits défensifs a prouvé son efficacité dans les écosystèmes avec des régimes de prédateurs changeant fréquemment. Cependant, si un unique prédateur dominant exerce une pression de prédation sur chaque stade ontogénétique, les proies devraient s'adapter en développant des traits défensifs pour chaque stade de vie dans un cadre coût-bénéfice. Cela peut nécessiter un changement de mécanismes défensifs entre les stades juveniles et adultes. 2. Dans cette étude, nous avons examiné les défenses morphologiques du cladocère Daphnia magna Strauss induites par la crevette-têtard Triops cancriformis Bosc. Nous avons testé l'induction de défenses morphologiques en exposant directement les daphnies au prédateur et avons réalisé une expérience de durée de vie pour déterminer si l'expression des défenses morphologiques induites varie au cours de la durée de vie de D. magna. De plus, nous avons étudié la valeur adaptative, c'est-à-dire l'efficacité, des défenses morphologiques induites par Triops dans D. magna en réalisant des essais de prédation. 3. Nous avons trouvé que, dans D. magna, l’expression d'un éventail de défenses morphologiques induisibles, qui agissent de manière synergique pour offrir une protection efficace, change au cours de la vie des daphnies en réponse à la crevette-têtard T. cancriformis. Ce passage graduel dans la fonction protectrice de traits individuels entre les stades juveniles et adultes représente une nouvelle fonctionnalité et complexité des défenses induisibles. Tant le contact direct avec le prédateur que des signaux chimiques (kairomones) libérés par T. cancriformis induisent une augmentation de la longueur corporelle, de la largeur corporelle et une allongement de l'épine caudale dans D. magna. Cette étude est la première à montrer que les kairomones libérées par un prédateur peuvent induire une ‘masse’ comme mécanisme défensif chez Daphnia. Enfin, nous démontons l’efficacité des défenses morphologiques induites par Triops (c'est-à-dire une épine caudale allongée et une masse accrue) en réalisant des essais de prédation. 4. Notre étude fournit de rares preuves de défenses morphologiques chez D. magna, et montre en outre que les espèces proies changent progressivement entre traits plastiques pour maintenir des défenses efficaces tout au long de leur vie. Ainsi, nos résultats contribuent à éclairer les mécanismes régissant la plasticité phénotypique au sein des populations naturelles.
Rabus et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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