RÉSUMÉ : Cet article examine les figures de décapitation dans le roman La comemadre (2010) de Roque Larraquy et La entereza (2017) d'Éduardo Rubinschik comme à la fois une stratégie esthétique provocante et un geste politique réflexif. Ouvrant un dialogue interdisciplinaire entre les études littéraires et les théorisations récentes du portrait dans les arts visuels, il introduit le concept d'« antiportrait littéraire » pour éclairer des dimensions intermédiatiques et performatives des deux romans, jusque-là négligées, et pour enquêter sur la résonance culturelle et historique des décapitations dans la littérature argentine contemporaine. S'appuyant sur le concept d'intrus de Jean-Luc Nancy et la notion historique d'antiportrait de Michael Newman, l'article lit les deux romans comme des portraits paradoxalement inversés, créés par des techniques grotesques et allégoriques de décapitation. Alors que La comemadre entrelace les traumatismes nationaux avec la fragmentation corporelle, La entereza déconstruit les céphalophores mythiques pour explorer l'interaction entre l'identité personnelle et nationale.
Jirsa et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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