Résumé Les interactions hôte–parasite peuvent façonner la dynamique des populations aviaires, et les parasites sanguins peuvent servir de marqueurs utiles des mouvements d'hôtes à travers les paysages de transmission. Les faucons d'Éléonore (Falco eleonorae) occupent plusieurs biomes chaque année et, en raison de leur migration sur de longues distances et de leur reproduction tardive inhabituelle, peuvent rencontrer divers parasites hémosporidiens. Jusqu'à présent, l'assemblage hémosporidien des populations orientales n'avait pas été analysé par des études ADN. Nous avons examiné 321 individus provenant de deux îles du sud de la Grèce abritant un nombre substantiel de couples reproducteurs dans le pays (Antikythera : 2017–2024, Paximada : 1991–2001), en utilisant une amplification PCR en grappes et un séquençage Sanger pour identifier les infections hémosporidiennes. La prévalence globale des hémosporidiens était de 15 %, avec 11 lignées distinctes détectées. La probabilité d'infection ne variait pas selon le sexe, le morphotype de couleur, la saison ou la période d'échantillonnage. Les poussins n'étaient pas infectés, soutenant l'absence de transmission locale dans l'habitat de reproduction en falaise marine exposé de l'espèce. Plusieurs lignées (par exemple, pLK05, pLK06, hBUBIBI01, hBUTBUT04 et lCIAE02) correspondaient à celles précédemment rapportées de populations occidentales, suggérant des zones de transmission partagées le long de sites d'étape partagés et/ou de lieux d'hivernage en Afrique. D'autres lignées—comme Haemoproteus tinnunculi hFALSUB01 et la lignée Leucocytozoon lBNOW04—sont nouvellement documentées chez les faucons d'Éléonore et semblent plus communes dans les populations orientales, indiquant une acquisition dans les régions utilisées principalement pendant la période de pré-reproduction. Des cas uniques rares (pRTSR1, pACCTAC01, pSYBOR10 et hPADOM03) peuvent représenter des infections de débordement ou de faible intensité acquises sur des sites méditerranéens ou africains. Nos résultats montrent une plus grande diversité des lignées que celle documentée en Espagne et soulignent comment les informations sur les assemblages d'hémosporidiens et les zones de transmission spécifiques aux populations peuvent se compléter et affiner notre compréhension de la connectivité hôte–parasite à travers les continents.
Chakarov et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.