Le développement de méthodes basées sur l'IA ces dernières années a également provoqué une véritable révolution dans les sciences humaines numériques ; dont les conséquences et l'évolution sont floues et imprévisibles. Cela s'applique notamment au domaine de l'édition numérique et des études littéraires computationnelles, où les grands modèles linguistiques (GML) en particulier sont l'objet de débats intenses, sans qu'un dénominateur commun des meilleures pratiques émerge encore. L'objectif de notre atelier est d'explorer les applications potentielles des grands modèles linguistiques (GML) dans le domaine de l'édition numérique et de l'analyse littéraire computationnelle, en utilisant un cas d'utilisation classique très spécifique de ces disciplines, à savoir dans le domaine de la reconnaissance, de la visualisation et de l'analyse des variantes de textes et de l'intertextualité, afin de lier les innovations méthodologiques aux questions pertinentes pour les sciences humaines. Les GML ouvrent de nouvelles voies pour identifier des passages de texte sémantiquement et contextuellement similaires dans des corpus étendus — même à travers les frontières linguistiques et d'édition. De tels modèles peuvent être utilisés efficacement, en particulier dans le travail philologique sur les variantes de tradition, les adaptations et les références intertextuelles, et peuvent également être utilisés en complément des méthodes qualitatives et quantitatives existantes. L'atelier s'adresse aux chercheurs et étudiants des domaines des études littéraires, de l'édition, des sciences humaines numériques et des disciplines connexes. En plus des discours d'ouverture méthodologiques, l'accent sera mis sur des exemples d'application pratique dans lesquels l'utilisation des GML sera systématiquement discutée, réfléchie méthodologiquement et testée de manière orientée vers l'application.
Brüning et al. (Jeu,) ont étudié cette question.