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La myopie a touché environ 1,6 milliard de personnes dans le monde en 2000, et on s'attend à ce qu'elle augmente à 2,5 milliards d'ici 2020. Bien que les problèmes optiques puissent être corrigés par des lunettes ou des procédures chirurgicales, la myopie normale et la myopie forte restent un problème médical non résolu. Elles prédisposent fréquemment les personnes qui en souffrent à d'autres pathologies oculaires : décollement de la rétine, glaucome, hémorragie maculaire, cataractes, etc., étant l'une des principales causes de détérioration visuelle et de cécité. Des facteurs génétiques et environnementaux ont été associés à la myopie. Néanmoins, le manque de connaissance sur les mécanismes physiopathologiques moléculaires sous-jacents n'a pas permis de trouver un diagnostic, une prévention ou un traitement adéquats. De nos jours, plusieurs éléments de preuve indiquent que le stress oxydatif pourrait aider à expliquer les voies régulatrices altérées dans la myopie et l'apparition de maladies oculaires associées. D'une part, les dommages oxydatifs associés à l'hypoxie myopique peuvent altérer la neuromodulation que le monoxyde d'azote et la dopamine exercent sur la croissance oculaire. D'autre part, la production de superoxyde radical ou de peroxynitrite endommage la rétine, le corps vitré, le cristallin, etc., contribuant à l'apparition de rétinopathies, de décollements de la rétine, de cataractes, etc. L'objectif de cette revue est de suggérer que le stress oxydatif est l'un des éléments clés qui peut aider à résoudre ce problème oculaire complexe.
Bosch‐Morell et al. (Thu,) ont étudié cette question.