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Un mécanisme proposé de tolérance à l'aluminium (Al) chez les plantes est la libération d'un composé chélateur d'Al dans la rhizosphère. Dans cette expérience, deux cultivars de haricots nains (Phaseolus vulgaris L. "Romano" et "Dade") qui diffèrent en tolérance à l'Al ont été cultivés en hydroponie avec et sans Al dans des conditions aseptiques. Après une croissance dans des solutions nutritives pendant 8 jours, des acides organiques aliphatique et phénolique ont été analysés dans les solutions de culture avec un chromatographe ionique et un chromatographe liquide à haute pression. Le haricot nain tolérant, "Dade", lorsqu'il était exposé à l'Al, a exsudé de l'acide citrique dans la rhizosphère à une concentration 70 fois plus élevée que celle de "Dade" cultivé sans Al, et 10 fois plus élevée que celle de "Romano" cultivé avec ou sans Al. Le cultivar sensible, "Romano", n'a exsudé qu'un peu plus d'acide citrique dans le milieu de culture sous stress par Al, par rapport aux conditions non stressées. L'acide citrique est connu pour chélater fortement l'Al et inverser ses effets phytotoxiques. De plus, l'acide citrique a été montré antérieurement pour améliorer la disponibilité du phosphore (P) à partir des phosphates d'Al insolubles. Ainsi, un mécanisme de tolérance à l'Al chez les haricots nains semble être l'exsudation d'acide citrique dans la rhizosphère, induite soit par des niveaux toxiques d'Al, soit par un faible P dû à la précipitation de phosphates d'Al insolubles. Notre expérience n'a pas pu faire la distinction entre ces deux facteurs ; cependant, la tolérance aux blessures par stress Al primaire et secondaire est importante pour les plantes cultivées dans des sols toxiques à l'Al.
Miyasaka et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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