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Cet article compare des arènes numériques telles que Twitter avec les principes prescrits par la sphère publique bourgeoise, afin d’examiner à quel point ces arènes se rapprochent ou s’éloignent du concept original de Habermas. En se concentrant sur l'un des critères, l'influence actuelle des élites sur le débat politique, il discute des principes habermasiens d'accessibilité générale et de non-domination des élites comme conditions préalables à une sphère publique fonctionnelle. Cette étude constate que bien qu'il existe peu de restrictions d'accès sur Twitter et malgré le fait qu'en principe personne n'est exclu de la plateforme, il n'y a pas d'élimination apparente des privilèges et les élites conservent leur statut d'élite dans ses frontières. Méthodologiquement, l'article s'appuie sur une recherche empirique des échanges marqués par des hashtags sur Twitter lors des élections générales au Royaume-Uni en 2015. À travers la cartographie de Twitter comme une synthèse d'arènes dialogiques, il explore le discours centré sur les élites et les acteurs vocaux dans le flux, soulignant que la présence des élites, même de manière indirecte, est manifeste. En s'appuyant sur ces éléments, l'article plaide pour une reconceptualisation de la perception normative de la sphère publique, suggérant que la notion d'exclusion est un problème complexe qui inclut l'élargissement des notions de publics pour inclure également les sujets discutés. Enfin, il se concentre sur l'importance du journalisme en relation avec le dialogue politique et soutient que le passage à des arènes moins centrées sur les élites dépend en grande partie du journalisme.
Chrysi Dagoula (Jeu,) a étudié cette question.