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Au cours des cinquante dernières années, les rotations de cultures sont devenues de plus en plus simplifiées, avec des régions entières produisant uniquement une ou deux cultures à la suite. Cette simplification est problématique du point de vue de la gestion des mauvaises herbes, car elle entraîne une exposition répétée des mauvaises herbes à un même ensemble de conditions écologiques et agronomiques. Cela peut aggraver les infestations de mauvaises herbes et favoriser l'évolution de la résistance aux herbicides. Diversifier les rotations de cultures grâce à l'ajout d'espèces de cultures et de leurs méthodes de gestion associées peut supprimer les mauvaises herbes et réduire la pression de sélection pour la résistance aux herbicides en modifiant les facteurs de stress et de mortalité affectant la dynamique des mauvaises herbes. Nous rapportons ici les résultats d'une méta-analyse utilisant 298 observations appariées tirées de 54 études à travers six continents pour comparer les réponses des mauvaises herbes dues à des rotations de cultures simples et plus diversifiées. Nous avons constaté que la diversification des rotations simples réduisait la densité des mauvaises herbes (49 %), mais n'avait pas d'effet significatif sur la biomasse des mauvaises herbes. Nous avons étudié l'effet des pratiques de gestion, des facteurs environnementaux et de la conception des rotations sur cet effet. La diversification qui augmentait la variance autour des dates de plantation des cultures était plus efficace pour supprimer les mauvaises herbes que l'augmentation seule de la richesse en espèces de cultures. Augmenter la diversité des rotations réduisait la densité des mauvaises herbes plus sous des conditions de non-labours (65 %) que sous des conditions de labour (41 %), et ce, indépendamment du contexte environnemental et de l'utilisation d'herbicides auxiliaires. Nos résultats soulignent la valeur de la diversification des rotations de cultures pour contrôler les populations de mauvaises herbes et soutiennent son efficacité dans des conditions environnementales et des scénarios de gestion variés.
Weisberger et al. (2019) ont étudié cette question.