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Des preuves croissantes suggèrent un microbiome intestinal altéré chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque (IC). Cependant, la relation exacte entre le microbiote, l'IC, et ses conséquences sur le métabolome reste encore inconnue. Nous avons donc cherché à déchiffrer l'association entre la gravité et la progression de l'IC et la composition du microbiome intestinal ainsi que les métabolites circulants. En utilisant un modèle murin de constriction aortique transverse (CAT), la diversité bactérienne intestinale s'est révélée significativement inférieure chez les souris dès le jour 7 après la CAT par rapport aux témoins Sham (p = 0,03), avec une diminution progressive de la diversité alpha aux jours 7, 14 et 42 (p = 0,014, p = 0,0016, p = 0,0021) par rapport au jour 0, coïncidant respectivement avec l'hypertrophie compensée, l'hypertrophie maladaptive et les cœurs manifestement défaillants. De manière frappante, une analyse segmentée basée sur la gravité de la dysfonction cardiaque (FE < 40 % contre FE 40−55 %) a manifesté des différences marquées dans l'abondance et le regroupement de plusieurs taxa. L'analyse multivariée des métabolites plasmatiques et de la diversité bactérienne a produit une forte corrélation des altérations métaboliques, telles que la réduction des acides gras à chaîne courte et une augmentation des acides biliaires primaires, avec une abondance différentielle de bactéries distinctes chez les patients souffrant d'IC. En conclusion, nous avons montré que l'IC engendre l'IC, probablement via un cycle vicieux d'un microbiome altéré et de produits métaboliques.
Spehlmann et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.