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L'exposition au stress chronique peut avoir des effets larges sur la santé, allant d'une prédisposition accrue aux troubles neuropsychiatriques à la dérégulation des réponses immunitaires. Le protocole de stress chronique imprévisible (CUS) a été largement utilisé pour étudier l'impact de l'exposition au stress dans plusieurs modèles animaux et consiste en une exposition aléatoire, intermittente et imprévisible à une variété de facteurs de stress pendant plusieurs semaines. Le CUS a systématiquement montré qu'il induisait des altérations comportementales et immunologiques typiques de la réponse au stress chronique. Malheureusement, les souris C57BL/6, l'une des souches de souris les plus largement utilisées, en raison de la grande variété de lignées génétiquement modifiées, semblent être résistantes au protocole CUS couramment utilisé de 4 semaines. La définition d'un protocole CUS alternatif permettant d'utiliser les souris C57BL/6 dans des expériences de stress chronique est donc nécessaire. Ici, nous montrons qu'en prolongeant le protocole CUS à 8 semaines, il est possible d'induire une réponse au stress chronique chez les souris C57BL/6, comme le révèle un gain de poids corporel abrogé, une augmentation du poids des glandes surrénales et un axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien hyperactif avec des niveaux accrus de corticostérone sérique. De plus, nous avons également observé des altérations comportementales associées au stress, y compris la potentialisation des comportements anxieux et dépressifs et une réduction du comportement d'exploration, ainsi que des changements subtils liés au stress dans la population cellulaire du thymus et de la rate. Le protocole présent pour les souris C57BL/6 déclenche de manière cohérente le spectre des changements induits par le CUS observés chez les rats et, par conséquent, sera très utile aux chercheurs devant utiliser cette souche de souris particulière comme modèle animal des troubles neuropsychiatriques et/ou de la dérégulation immunitaire liée au CUS.
Monteiro et al. (Mon,) ont étudié cette question.