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Au cours des dernières décennies, les pathogènes d'origine murin sont devenus une préoccupation croissante en matière de santé publique. Un défi majeur est d'identifier comment ces pathogènes se transmettent aux populations humaines pour générer une menace pandémique1. De nombreuses études corrélationnelles associent le débordement à des changements dans l'utilisation des terres ou à d'autres stress d'origine anthropique2,3, bien que les mécanismes sous-jacents aux corrélations observées n'aient pas été identifiés4. Une limite est le manque de données spatialement et temporellement explicites sur plusieurs débordements, ainsi que sur les connexions entre débordements, écologie et comportement des hôtes réservoirs, et dynamique virale. Nous présentons 25 ans de données sur le changement d'utilisation des terres, le comportement des chauves-souris et le débordement du virus Hendra des chauves-souris Pteropodid vers les chevaux en Australie subtropicale. Ces données montrent que les chauves-souris réagissent aux changements environnementaux en adoptant de manière persistante des comportements qui étaient auparavant des réponses transitoires au stress nutritionnel. Les interactions entre le changement d'utilisation des terres et le climat conduisent désormais à une résidence persistante des chauves-souris dans les zones agricoles, où des pénuries alimentaires périodiques entraînent des grappes de débordements. Des pics de floraison hivernale des arbres dans les forêts résiduelles semblaient prévenir le débordement. Nous avons développé des modèles de réseaux bayésiens intégratifs basés sur ces phénomènes qui prédisaient avec précision la présence ou l'absence de grappes de débordements dans chacune des 25 années. Notre étude à long terme identifie les connexions mécanistiques entre la perte d'habitat, le climat et l'augmentation du risque de débordement. Elle fournit un cadre pour examiner les causes de débordement des virus des chauves-souris et pour développer des contre-mesures écologiques pour prévenir les pandémies.
Eby et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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