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Cet article aborde une série de paradoxes concernant les établissements informels dans les villes du monde en développement et leur relation avec le système juridique. Le premier paradoxe concerne la pénalisation des occupations illégales de terres d'une part, et la légalisation de cette même pratique d'autre part. Deuxièmement, il examine la relation entre les occupations de terres comme violations systématiques des droits de propriété, mais avec l'objectif de former de nouveaux droits de propriété et ainsi, paradoxalement, de soutenir la propriété privée comme principe substantiel. Troisièmement, il est examiné le raisonnement derrière le fait que le même système qui nie l'accès légal au logement pour les secteurs pauvres tente simultanément d'incorporer les établissements informels de manière ad hoc à travers des schémas de légalisation. Il est montré qu'il y a une logique à ces paradoxes qui, bien que contradictoire selon des perspectives juridiques standards, peut être intégrée dans un cadre théorique qui distingue un ordre normatif interne opérant au sein des établissements informels, du système juridique de l'État, opérant en dehors de celui-ci. Le cadre proposé non seulement résout les paradoxes, mais, conclut cet article, peut également guider les tentatives de faire face à l'énorme croissance anticipée de l'informalité dans le monde en développement.
Jean‐Louis van Gelder (Mon,) a étudié cette question.