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Depuis plus d'un demi-siècle, l'hormone mélatonine est associée à la reproduction des vertébrés, notamment dans le contexte de la reproduction saisonnière. Cette association est en grande partie due au fait que la sécrétion de mélatonine par la glande pinéale dans la circulation périphérique est un événement nocturne dont la durée est le reflet de la longueur de la nuit, qui devient évidemment progressivement plus longue pendant les mois d'hiver et correspondablement plus courte pendant les mois d'été. Le signal nocturne de mélatonine plasmatique est conservé chez pratiquement tous les vertébrés et est utilisé non seulement pour les rythmes reproductifs, mais aussi pour les cycles saisonniers des activités métaboliques, des fonctions immunitaires et de l'expression comportementale. Une vaste littérature sur la mélatonine et la biologie des vertébrés s'est accumulée au cours des 60 dernières années depuis la découverte de la mélatonine, y compris le large sujet de la reproduction animale, qui dépasse de loin le cadre de cette revue centrée sur l'humain. Bien que les humains modernes dans le monde industrialisé semblent en général avoir peu de saisonnalité reproductive restante, les relations entre la mélatonine et la reproduction humaine continuent d'attirer une large attention scientifique. L'objectif de ce chapitre est d'attirer l'attention sur certains développements récents dans le domaine, en particulier ceux qui ont trait à la fertilité humaine et à la médecine reproductive. Étant donné que la grande majorité des études se sont concentrées sur le système reproducteur féminin, une discussion de l'impact potentiel de la mélatonine sur la fertilité masculine humaine sera laissée à d'autres.
James Olcese (Fri,) a étudié cette question.