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Le traitement des patients atteints de myélome multiple (MM) a radicalement changé ces dernières années avec l'introduction des inhibiteurs de protéasome de nouvelle génération (PI) et des dérivés immunomodulateurs (IMiDs). Ces dernières années, une autre option thérapeutique pour les patients atteints de MM est représentée par les anticorps monoclonaux (MoAbs), qui semblent changer le paradigme du traitement du MM, en particulier pour les patients ayant reçu de nombreux traitements antérieurs ou doublement réfractaires à un PI et aux IMiDs. Les anticorps ont un mécanisme basé sur l'immunité, induisent des réponses durables avec une toxicité limitée et s'associent bien avec les thérapies existantes. Les effets thérapeutiques sont principalement obtenus par le biais de la cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC), de la phagocytose médiée par les cellules dépendantes des anticorps (ADCP), de la cytotoxicité dépendante du complément (CDC) et simultanément par l'induction de signaux sur les effecteurs cellulaires. Les stratégies immunothérapeutiques offrent une nouvelle approche passionnante pour cibler des voies moléculaires clés qui continuent d'être impliquées dans la survie des cellules plasmatiques malignes. Ces cibles incluent des protéines de surface cellulaire (CD38, CD138 SDC1, antigène de maturation des cellules B BCMA, TNFRSF17), des cytokines qui jouent un rôle dans la survie et la prolifération des cellules plasmatiques (interleukine 6 IL6 et facteur d’activation des cellules B), des régulateurs des signaux du métabolisme osseux (RANKL TNFSF11, DKK1) et des régulateurs du système immunitaire (PD-1PDCD1, PD-L1CD274). Cet article se concentre sur les nouveaux MoAbs et les modalités immunothérapeutiques innovantes actuellement à l'étude dans le paysage thérapeutique du MM.
Vozella et al. (Mon,) ont étudié cette question.