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Au cours des trois dernières années, un nouveau plan d'action de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les maladies tropicales négligées (MTN) a été lancé, accompagné de directives révisées sur le contrôle et l'élimination. Dans l'ensemble, il y a maintenant un accent clair sur la nécessité d'incorporer une approche One Health, reconnaissant les liens critiques entre la santé humaine, la santé animale et l'environnement. La schistosomiase, causée par des trématodes du genre Schistosoma, est une MTN d'importance médicale et vétérinaire mondiale, avec plus de 220 millions de personnes et des millions de bétail actuellement infectés. Son fardeau reste extrêmement élevé dans certaines régions, en particulier en Afrique subsaharienne, malgré plus de deux décennies de chimiothérapie préventive massive (administration massive de médicaments), principalement destinée aux enfants d'âge scolaire. En Afrique, contrairement à l'Asie, tout composant zoonotique de la transmission de la schistosomiase et ses implications pour le contrôle de la maladie ont, jusqu'à récemment, été largement ignorés. Ici, nous examinons les travaux épidémiologiques, cliniques, moléculaires et de modélisation récents à la fois en Asie et en Afrique. Nous décrivons l'histoire évolutive et la dynamique de transmission des espèces de Schistosoma, et soulignons le risque émergent soulevé à la fois par les réservoirs sauvages et l'hybridation viable entre les schistosomes humains et animaux. Pour atteindre les objectifs d'élimination du plan d'action de l'OMS pour 2030, une véritable perspective pluridisciplinaire One Health doit être mise en œuvre. Cet article fait partie du numéro thématique 'Défis et opportunités dans la lutte contre les maladies tropicales négligées : une décennie après la Déclaration de Londres sur les MTN.'
Díaz et al. (Sun) ont étudié cette question.
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