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Résumé Contexte et objectif L'amincissement de la couche de cellules ganglionnaires et de la couche plexiforme interne rétinienne (GCIP) mesuré par tomographie par cohérence optique (OCT) est un constat courant chez les patients atteints de sclérose en plaques. Cette étude visait à examiner si une seule analyse OCT rétinienne permet de prédire l'activité future de la maladie après un premier événement démyélinisant. Méthodes Cette étude de cohorte observationnelle a inclus 201 patients récemment diagnostiqués avec un syndrome cliniquement isolé ou une sclérose en plaques récurrente-rémittente provenant de deux centres de référence tertiaires allemands. Les individus ont subi un examen neurologique, une imagerie par résonance magnétique et une OCT au départ et lors de visites de suivi annuelles. Résultats Les patients ont été inclus avec une durée médiane de maladie de 2,0 mois. Au cours d'un suivi médian de 59 (intervalle interquartile = 43–71) mois, 82 % des patients avaient une activité de maladie continue comme démontré par l'échec des critères de preuve d'aucune activité de maladie 3 (NEDA-3), et 19 % présentaient une aggravation de l'invalidité confirmée. Un seuil GCIP de ≤77 μm au départ identifiait les patients à haut risque d'échec NEDA-3 (rapport de risque HR = 1,7, intervalle de confiance CI à 95 % = 1,1–2,8, p = 0,04), et des mesures de GCIP de ≤69 μm prédisaient l'aggravation de l'invalidité (HR = 2,2, CI à 95 % = 1,2–4,3, p = 0,01). Des taux plus élevés de perte annualisée de GCIP augmentaient le risque d'aggravation de l'invalidité (HR = 2,5 par augmentation de 1 μm/an de perte de GCIP, p = 0,03). Conclusions L'épaisseur des cellules ganglionnaires mesurée par OCT après la manifestation initiale de la sclérose en plaques peut permettre une stratification précoce des risques concernant l'activité et la progression futures de la maladie.
Wauschkuhn et al. (Vendredi,) ont étudié cette question.