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Les processus épigénétiques sont des candidats principaux lorsqu'on cherche des mécanismes capables de moduler de manière stable l'expression des gènes et les voies métaboliques selon les conditions de la vie précoce. Pour tester les effets du diabète gestationnel (DG) sur l'épigénome de la prochaine génération, du sang de cordon et des tissus placentaires ont été obtenus auprès de 88 nouveau-nés de mères ayant un DG traité par le régime alimentaire, 98 avec un DG insulinodépendant, et 65 sans DG. La pyroséquençage au bisulfite a été utilisée pour comparer les niveaux de méthylation de sept gènes imprégnés impliqués dans la croissance prénatale et postnatale, quatre gènes impliqués dans le métabolisme énergétique, un gène anti-inflammatoire, un gène suppresseur de tumeur, un gène de pluripotence, et deux familles d'ADN répétitif. Le gène MEST, imprégné par la mère, le gène récepteur des glucocorticoïdes NR3C1 non imprégné, et les répétitions ALU interspersées ont montré des niveaux de méthylation significativement réduits (de 4 à 7 points de pourcentage pour MEST, de 1 à 2 pour NR3C1, et un pour les ALUs) dans les deux groupes DG, par rapport aux témoins, dans les deux tissus analysés. Une méthylation du MEST dans le sang significativement réduite (3 points de pourcentage) a également été observée chez des adultes ayant une obésité morbide par rapport aux témoins de poids normal. Nos résultats soutiennent l'idée que l'exposition intra-utérine au DG a des effets durables sur l'épigénome de la descendance. En particulier, un malprogrammation épigénétique de MEST pourrait contribuer à la prédisposition à l'obésité tout au long de la vie.
Hajj et al. (mar), ont étudié cette question.