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Résumé Le discours public et la littérature académique établissent souvent un lien fort entre la pensée paranoïaque et la croyance aux théories du complot. Nous rapportons une méta-analyse et deux études corrélationnelles dans deux contextes culturels distincts (N total = 578) pour fournir une estimation de leur association mais aussi des preuves de leur distinctivité via une approche multi-trait-multi-méthode. Alors que la méta-analyse (k = 11 études) a fourni un soutien à une association fiable entre la paranoïa et les croyances aux complots, les deux études supplémentaires fournissent des preuves directes de leur distinctivité et de leurs associations divergentes avec d'autres constructions. Bien que les deux supposent des intentions sinistres des autres, les croyances aux théories du complot sont plus spécifiques quant à qui sont ces autres (groupes puissants) que la paranoïa (tout le monde). En revanche, la paranoïa était plus restreinte quant à qui est la cible des intentions négatives (le soi) que la théorie du complot (la société dans son ensemble). À la lumière de cela et des associations distinctes des croyances conspiratrices avec le contrôle politique et la confiance mais pas (inter-)personnelle contrôle et confiance (comme la paranoïa), nous proposons de traiter les deux comme des constructions distinctes (bien que corrélées) avec des croyances aux complots reflétant une attitude politique par rapport à la paranoïa comme une croyance pertinente pour le soi.
Imhoff et al. (Ven,) ont étudié cette question.