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La nécessité d'innovation au sein de la rédaction, et la montée d'initiatives entrepreneuriales en dehors de celle-ci, sont devenues de plus en plus évidentes. Un fil conducteur de ce discours est le désir des jeunes journalistes d'être des "agents de changement" qui favorisent l'innovation et ainsi étendent les limites existantes de la profession. Les employeurs espèrent que les nouvelles recrues, perçues comme étant en phase avec l'utilisation des nouvelles de leur génération et offrant de nouvelles connaissances et perspectives, seront capables de conduire de nouvelles initiatives journalistiques qui pourront attirer un public plus jeune et ainsi améliorer les chances de durabilité économique de l'entreprise. À l'aide d'une enquête longitudinale en trois vagues parmi des étudiants inscrits dans deux programmes de journalisme de premier plan en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, nous explorons si les perceptions des étudiants sur l'innovation et l'entrepreneuriat sont en accord avec ce discours industriel. Les étudiants se perçoivent-ils comme des agents de changement qui remettront en question et potentiellement modifieront les frontières du journalisme ? Ou adhèrent-ils à des idées traditionnelles sur les normes et les comportements qui ont été enracinés dans la doxa et l'habitus du champ journalistique au cours des dernières décennies ? Nous constatons que, bien que les étudiants en journalisme privilégient l'idée d'"innovation" et voient la valeur d'engager les publics, ils définissent le changement principalement en termes de technologie plutôt que de transformation culturelle plus substantielle.
Broersma et al. (Tue,) ont étudié cette question.