Objectif Cet article revisite le concept de compatibilité entre l'architecture ancienne et nouvelle pour clarifier sa signification. Méthodologie/approche Une analyse documentaire est employée pour examiner de manière critique la littérature pertinente, y compris les Chartes et les recommandations de l'UNESCO. Résultats Des indicateurs visuels et/ou tangibles tels que les formes et les matériaux sont souvent suggérés dans la littérature pour déterminer la compatibilité et informer les décideurs sur la nécessité de reproduire, réinterpréter ou plutôt contraster avec les bâtiments historiques en place. En conséquence, le design compatible devient confiné à une vision du monde visuelle et basée sur les objets. Pourtant, l'architecture transcende le sens de la vision. Limitations/de l'étude Des exemples de projets architecturaux sont fournis pour expliquer chaque option de conception, mais ne sont pas décrits en détail. Néanmoins, cet article constitue une référence utile pour les futurs dialogues et recherches visant à réduire le conflit entre conservation et développement dans les lieux historiques, qu'il s'agisse de zones urbaines ou de villes entières, comme les villes du patrimoine mondial. Implications pratiques Les leçons tirées peuvent stimuler la réflexion sur l'efficacité des critères de conception et d'autres outils pour guider les décideurs dans leur recherche et leur évaluation de la compatibilité. Originalité/valeur Cet article révèle que la compatibilité est un concept évolutif, associé aux indicateurs humains, artificiels et naturels. Les options de conception ne sont pas simplement des catégories esthétiques. L'auteur propose que la sélection d'une option de conception pour la nouvelle architecture devrait suivre le processus qui guide la sélection d'un traitement de conservation pour l'architecture ancienne.
Roha W. Khalaf (Mon,) a étudié cette question.