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Les déficits du contrôle inhibiteur, c'est-à-dire la capacité à supprimer des processus moteurs ou cognitifs en cours ou planifiés, contribuent à de nombreux troubles psychiatriques et neurologiques. La réhabilitation des troubles liés à l'inhibition pourrait donc bénéficier de protocoles d'entraînement basés sur la neuroplasticité visant à normaliser la capacité de contrôle inhibiteur et les réseaux cérébraux sous-jacents. La littérature actuelle sur la plasticité comportementale et cérébrale induite par l'entraînement dans le contrôle inhibiteur suggère que les améliorations peuvent résulter soit du développement de formes automatiques d'inhibition, soit du renforcement de l'inhibition contrôlée de haut en bas. L'inhibition automatique se développe dans des conditions d'associations cohérentes et répétées entre des stimuli déclencheurs d'inhibition et des objectifs d'arrêt. Une fois établie, les signaux d'arrêt déclenchent directement l'inhibition, contournant ainsi le contrôle exécutif lent de haut en bas et accélérant les processus d'arrêt. En revanche, les régimes d'entraînement impliquant des associations stimulus-réponse variées ou des échecs fréquents d'inhibition empêchent le développement de l'inhibition automatique et renforcent ainsi les processus inhibiteurs de haut en bas plutôt que ceux de bas en haut. Nous discutons de ces résultats en termes de développement de régimes optimaux d'entraînement au contrôle inhibiteur à des fins de réhabilitation.
Spierer et al. (Mar,) ont étudié cette question.