Key points are not available for this paper at this time.
Les affirmations sur la survie extrême de l'ADN ont souligné la nécessité de modèles fiables de dégradation de l'ADN au fil du temps. En analysant l'ADN mitochondrial (ADNmt) provenant de 158 os datés au radiocarbone de l'oiseau éteint moa de Nouvelle-Zélande, nous confirmons empiriquement une relation de décomposition exponentielle longtemps hypothétisée. La demi-vie moyenne de l'ADN au sein de cet assemblage fossile géographiquement contraint a été estimée à 521 ans pour une séquence d'ADNmt de 242 pb, correspondant à un taux de fragmentation par nucléotide (k) de 5,50 × 10(-6) par an. Avec une température d'enfouissement effective de 13,1°C, ce taux est presque 400 fois plus lent que prévu à partir des données cinétiques publiées sur la dépurination de l'ADN in vitro à pH 5. Bien que mieux décrite par un modèle exponentiel (R(2) = 0,39), une variance considérable d'échantillon à échantillon dans la préservation de l'ADN n'a pas pu être expliquée par l'âge géologique. Cette variation provient probablement de différences dans la taphonomie et la diagenèse osseuse, qui ont compliqué les tentatives précédentes, moins spatialement contraintes, d'étudier la cinétique de décomposition de l'ADN. Enfin, en calculant les taux de fragmentation de l'ADN sur les données Illumina HiSeq, nous montrons que l'ADN nucléaire s'est dégradé au moins deux fois plus rapidement que l'ADNmt. Ces résultats fournissent une base pour prédire la survie à long terme de l'ADN dans l'os.
Allentoft et al. (Mer,) ont étudié cette question.