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Le problème à discuter est l'effet de l'atmosphère psychologique et des réalités changées de l'Amérique en temps de guerre sur les délinquants criminels. Pour aborder ce problème, plusieurs facteurs externes doivent être pris en compte avant de pouvoir tirer des conclusions de l'expérience criminologique ou des statistiques. Dans un premier temps, le grand nombre d'hommes engagés dans les forces armées les éloigne de la possibilité d'activités criminelles dans leurs communautés d'origine. Il est également important de souligner que des milliers d'hommes au chômage ou sur des projets d'aide ont été recrutés dans les industries de guerre à des salaires élevés. La transposition de sections entières de la population vers des zones d'activité de guerre, des chantiers navals et autres, où l'habitat temporaire et une organisation communautaire lâche existent, peut facilement influencer les comportements. À cela s'ajoutent des facteurs de réduction des heures de loisirs pour les travailleurs, l'augmentation de la disponibilité de travail pour les adolescents, et ainsi de suite. Au-delà des facteurs réels énoncés ci-dessus qui découlent de la mécanique de l'activité de guerre, il existe des facteurs psychologiques puissants influençant la population totale. La propagande de guerre implanter une psychologie dans le public qui remplace progressivement les attitudes en temps de paix. Les attitudes de guerre sont presque antithétiques à notre pensée habituelle. L'effort est récompensé par le déni, non par la satisfaction : nous sommes incités à l'effort et à l'accomplissement mais enseignés à accepter la privation et la restriction. Ce qui complique encore notre réflexion et nos sentiments est la mobilisation des impulsions agressives, dont la répression est valorisée en temps ordinaire. Des slogans comme Payez vos impôts, Écrasez l'Axe ou l'anomalie Louez le Seigneur et passez les munitions.
Walter Bromberg (Mercredi) a étudié cette question.