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Les maladies cardiovasculaires (MCV) posent encore un risque significatif de morbidité et de mortalité chez les patients atteints de maladie pulmonaire obstructive chronique (BPCO). Pendant longtemps, parmi les paramètres fonctionnels, seul le volume expiratoire forcé en 1 s (VEMS) a été considéré comme prédictif de la mortalité cardiovasculaire (CV), en particulier chez les patients âgés. En effet, il existe des preuves que des réductions des indices de fonction pulmonaire peuvent augmenter le risque de maladies cardiaques ischémiques et de maladies cérébrovasculaires, indépendamment d'autres facteurs de risque. À présent, des preuves considérables suggèrent que l'hypoxémie, l'inflammation systémique, le stress oxydatif et l'hyperinflation peuvent conduire à un engagement CV subclinique précoce chez les patients atteints de BPCO. Le vieillissement, en lui-même, impacte des aspects spécifiques du système CV, y compris une réponse bêta-adrénergique réduite, un tonus vague accru et une rigidité myocardique et vasculaire, une dysfonction endothéliale, un baroréflexe artériel diminué et une fonction diastolique compromise. Les interactions complexes impliquées englobent des mécanismes de vieillissement ainsi que de multiples facteurs de risque connus et inconnus (par exemple, génétiques). Les MCV sont des causes principales de mortalité chez les individus ayant une fonction pulmonaire altérée, et les deux entités coexistent souvent avec de mauvais résultats chez les patients atteints des deux états. Cependant, les mécanismes précis responsables de cette association restent largement inconnus. Dans cette revue narrative, nous résumons les connaissances actuelles concernant la co-occurrence de la BPCO et des MCV en mettant l'accent sur les voies biologiques et les mécanismes biologiques partagés impliqués dans ces conditions.
Ragnoli et al. (Fri,) ont étudié cette question.