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La recherche théorique et empirique sur le comportement des parties prenantes tend à se concentrer sur des actions ou des réponses spécifiques dans le contexte de la relation organisation–partie prenante. Malgré les efforts accrus pour aller au-delà de la relation dyadique organisation–partie prenante, la recherche privilégie encore la perspective de l'organisation centrale. L'hypothèse prise pour acquise de la relation organisation–partie prenante peut limiter notre compréhension de la façon dont les liens organisation–partie prenante se forment et évoluent avec le temps. En adoptant la perspective de la partie prenante, cet article examine la formation de la relation organisation–partie prenante et suit les changements dans la saillance des groupes de parties prenantes autrement considérés comme non-parties prenantes. Cette recherche s'appuie sur une étude de cas de petits producteurs de café dans le sud du Mexique qui ont formé une coopérative et développé une saillance au sein de leur réseau de parties prenantes après une longue histoire de divers arrangements individuels, organisationnels et institutionnels. Les résultats suggèrent que le remplacement des relations bureaucratiques avec les parties prenantes (c'est-à-dire celles basées sur l'inégalité, les transactions et la hiérarchie) par des relations caractérisées par un fort engagement moral envers les revendications des parties prenantes (dans ce cas, l'amélioration du bien-être économique et social de la communauté) a permis aux agriculteurs indépendants de se transformer en un groupe intégré, solide et compétitif au niveau mondial de producteurs de café.
Dávila et al. (Mon,) ont étudié cette question.