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Le biais d'auto-sélection résidentielle est une préoccupation dans les études sur les quartiers et la santé. Ce biais résulte des comportements de santé prédisant le choix de quartier. Pour quantifier ce biais, nous avons examiné les associations entre les facteurs de santé avant le déménagement (indice de masse corporelle, marche et activité physique totale) et les facteurs de quartier après le déménagement (Indice d'étalement des comtés, statut socio-économique des zones de recensement) dans l'étude des infirmières (n = 14 159 déménagements de 1986 à 2008). Les individus dans le quartile le plus élevé de l'IMC avant le déménagement (IMC > 28,4) par rapport au quartile le plus bas (IMC < 22,5) ont déménagé vers des comtés dont la moyenne était inférieure de 2,57 points sur l'indice d'étalement (intervalle de confiance à 95 % -3,55, -1,59), indiquant que les individus déménageaient vers des comtés moins densément peuplés ; cependant, aucune association n'a été observée pour la marche avant le déménagement ni pour l'activité physique totale. Les individus ayant un IMC avant le déménagement plus élevé avaient tendance à déménager vers des zones de recensement avec un revenu médian et des valeurs immobilières plus bas et des niveaux de pauvreté plus élevés. Les analyses examinant le changement dans les environnements de quartier après un déménagement ont démontré que les comportements sains avant le déménagement étaient associés à des déménagements vers de pires environnements socio-économiques. Ce type d'auto-sélection biaiserait les résultats à la baisse, sous-estimant la véritable relation entre le SES et l'activité physique. En général, les magnitudes des associations entre les facteurs de santé avant le déménagement et les mesures de quartier étaient faibles et indiquaient que l'auto-sélection résidentielle n'était pas une source majeure de biais dans les analyses de cette population.
James et al. (Jeudi,) ont étudié cette question.