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Le fardeau sanitaire considérable associé au trouble dépressif majeur (TDM) est le produit à la fois de sa forte prévalence et du risque significatif de rechute, de récidive et de chronicité. Établir des facteurs de vulnérabilité à la récidive (VR) pourrait améliorer la gestion à long terme du TDM en identifiant le besoin d'une intervention supplémentaire chez les patients apparemment guéris. Nous présentons un modèle de sensibilisation à la vulnérabilité à la dépression, en mettant l'accent sur l'intégration des explications comportementales et neuronales. Les preuves suggèrent que les VR se classent en 2 catégories : l'attention dysphorique et l'élaboration dysphorique. L'attention dysphorique est motivée par la fixation sur des événements de vie négatifs, et se caractérise comportamentalement par un contrôle exécutif réduit et neuralement par une activité élevée dans le réseau de saillance du cerveau. L'élaboration dysphorique est motivée par la rumination qui favorise des évaluations de soi et contextuelles trop généralisées, et se caractérise comportementalement par des attitudes dysfonctionnelles, et neuralement par une connectivité élevée au sein de réseaux neuronaux préfrontaux normalement distincts. Bien que peu d'études VF prospectives existent à partir desquelles cataloguer un compte rendu neurocomportemental définitif, les données existantes soutiennent la valeur du modèle à 2 facteurs proposé. Mesurer la présence continue de ces 2 VR pendant la récupération peut identifier de manière plus précise les patients en rémission qui bénéficieraient d'une intervention prophylactique ciblée.
Farb et al. (Sun,) ont étudié cette question.