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Les radiations peuvent induire des cassures double brin de l'ADN, qui sont généralement détectées par la fluorescence de l'histone H2AX phosphorylée. Dans cette étude, nous avons examiné l'utilité de la dynamique des foyers gamma-H2AX induits par les radiations des lymphocytes périphériques du sang (PBL), en tant que marqueur de la capacité de réparation de l'ADN, pour prédire les événements indésirables tardifs de la radiothérapie. Un total de 46 patients atteints de cancers du col de l'utérus, vaginal et anal traités par radiothérapie radicale entre 2014 et 2019 ont été inclus dans cette analyse. Une chimiothérapie concomitante a été administrée dans 36 cas (78,3%). Le sang périphérique a été prélevé avant le traitement, puis irradié ex vivo avec 1 Gy de rayons X. Le rapport des foyers gamma-H2AX induits par les radiations dans les PBL mesurés à 30 minutes et à 4 heures a été défini comme le ratio de décroissance des foyers (FDR). Avec un suivi médian de 54 mois, 9 patients (19,6%) ont présenté des toxicités urogénitales ou gastro-intestinales tardives (GU/GI). Le FDR variait de 0,51 à 0,74 (médiane 0,59), avec une incidence significativement plus élevée d'événements indésirables tardifs de Grade 1 ou supérieur dans le groupe FDR ≥ 0,59. Dans l'analyse multivariée, le FDR ≥ 0,59 et l'hypertension ont également émergé comme des facteurs significatifs associés au développement de toxicités tardives. Dans l'ensemble, nos résultats suggèrent que la mesure des foyers gamma-H2AX induits par les radiations dans les PBL peut prédire le risque de toxicités GU/GI tardives résultant de la chimiothérapie radiothérapie, ce qui pourrait permettre d'adapter la dose de radiation pour minimiser les effets indésirables.
Someya et al. (Sun,) ont étudié cette question.