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Résumé L'arthrose post-traumatique (PTOA) se développe après une lésion articulaire. Plus précisément, les patients présentant une lésion du ligament croisé antérieur (ACL) présentent un risque élevé de développer une PTOA. Dans cette revue, nous décrivons l'incidence des lésions du ACL qui évoluent vers une PTOA, analysons le rôle de la reconstruction du ACL dans la prévention de la PTOA, suggérons les mécanismes possibles considérés comme responsables de la PTOA, évaluons les méthodes diagnostiques actuelles pour détecter l'arthrose précoce et discutons des interventions potentielles pour lutter contre la PTOA. Nous identifions également des orientations importantes pour les recherches futures. Bien que de nombreux travaux aient été menés, l'incidence de la PTOA chez les patients ayant des antécédents de lésion du ACL reste élevée en raison de la complexité de l'évolution de la lésion du ACL vers la PTOA, de l'absence de méthodes diagnostiques sensibles et facilement accessibles pour détecter le développement de l'arthrose, et des limites des traitements actuels. Plusieurs facteurs seraient impliqués dans le mécanisme sous-jacent, notamment des facteurs structurels, des facteurs biologiques, des facteurs mécaniques et des facteurs neuromusculaires. Étant donné qu'il existe un « point de départ » clair pour la PTOA, la détection et l'intervention précoces sont d'une grande importance. Actuellement, les modalités d'imagerie et des biomarqueurs spécifiques permettent une détection précoce de la PTOA. Cependant, aucun d'entre eux n'est à la fois sensible et facilement accessible. Après une lésion du ACL, de nombreux patients subissent une reconstruction chirurgicale du ACL pour restaurer la stabilité articulaire et prévenir une charge excessive. Cependant, des preuves convaincantes manquent encore quant à la supériorité de la ACL-R par rapport à la prise en charge conservatrice en termes d'incidence de la PTOA. Quant aux traitements non chirurgicaux, tels que les interventions ciblant les cytokines et les chimiokines, la plupart sont étudiés chez l'animal et n'ont pas été appliqués à l'humain. Une compréhension complète des mécanismes permettant de stratifier les patients en différents sous-groupes sur la base des facteurs de risque est essentielle. De plus, l'amélioration des techniques d'évaluation standardisées et quantitatives est nécessaire pour guider l'intervention. Enfin, des traitements ciblant différentes voies pathogéniques pourraient être cruciaux pour la prise en charge de la PTOA à l'avenir.
Wang et al. (Tue,) ont étudié cette question.