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La question de pourquoi la peur l'emporte sur l'espoir dans les sociétés engagées sur la voie de la paix après des années de conflits inextricables est répondue sur la base des connaissances accumulées en psychologie et sociologie des émotions. Ces connaissances suggèrent que la peur est une émotion automatique, ancrée dans le présent perçu et souvent basée sur le passé mémorisé (également traité de manière inconsciente), qui entraîne un gel des croyances, du conservatisme, et parfois de l'agression préemptive. L'espoir, en revanche, implique surtout une activité cognitiva qui nécessite la recherche de nouvelles idées et est donc fondé sur la créativité et la flexibilité. Étant donné que l'espoir repose sur la pensée, il peut être sérieusement entravé par l'interférence spontanée et inconsciente de la peur. La peur et l'espoir peuvent devenir des orientations émotionnelles collectives qui organisent les visions de la société et dirigent ses formes d'action. On suppose que les sociétés engagées dans des conflits inextricables sont dominées par une orientation émotionnelle collective de peur, qui est fonctionnelle dans leur façon de faire face à la situation stressante et exigeante. Mais une telle orientation sert d'obstacle psychologique à un processus de paix une fois celui-ci amorcé. Le cas de l'orientation de peur collective chez les Juifs israéliens est présenté comme un exemple. La présentation inclut les racines de cette orientation, les manières dont elle se reflète et se propage, et ses expressions parmi le public juif israélien ; elle se termine de manière optimiste par la suggestion que les sociétés peuvent décider de surmonter leur peur et d'établir une orientation collective d'espoir pour la paix.
Daniel Bar‐Tal (Sat,) a étudié cette question.