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Ces dernières années ont été témoins d'un essor du travail sur la `pensée de l'espace de manière relationnelle'. Selon ses défenseurs, la pensée relationnelle remet en question la géographie humaine en insistant sur un devenir géographique ouvert, mobile, en réseau et centré sur l'acteur. Cet article discute de l'importance de ce `tournant relationnel' en le positionnant dans la lignée des approches philosophiques de l'espace en géographie. Ensuite, il met en lumière certaines silences et limites, à savoir des facteurs qui contraignent, structurent et connectent l'espace. L'article propose ensuite un relationnalisme modéré en discutant de la notion de `espace de phase'. Cela reconnaît la relationalité mais insiste sur la nature confinée, parfois inertielle et toujours spécifique au contexte de la géographie. Certains défis pour cette approche sont discutés.
Martin Jones (Ven,) a étudié cette question.