Résumé Les philosophes défendent souvent les appels à la parcimonie en invoquant son rôle central dans la science. Je soutiens que cette démarche échoue une fois que nous distinguons entre deux usages de la parcimonie : non-idéale et idéale. La parcimonie non-idéale bénéficie d'un soutien inductif fort dans la science, car les modèles complexes sont susceptibles de surajuster des bruits prédictivement non pertinents. Mais les données philosophiques ne sont généralement pas significativement bruyantes au sens pertinent : lorsque nos intuitions sont peu fiables, leur faiblesse reflète généralement un biais systématique plutôt qu'un bruit, que la parcimonie ne mitige pas. Les philosophes ont donc besoin de la parcimonie idéale, qui ne trouve qu'un soutien limité dans la science. Ainsi, l'analogie scientifique ne peut pas justifier l'utilisation que fait le philosophe de la parcimonie.
J. L. McINTYRE (Mon,) a étudié cette question.