Les expositions environnementales vécues tout au long de la vie, collectivement appelées exposome, jouent un rôle fondamental dans la détermination de l'intégrité des barrières épithéliales, de la capacité de réparation et de la vulnérabilité aux maladies. Ces expositions englobent un large éventail de facteurs chimiques, physiques, biologiques et liés au mode de vie. Malgré la reconnaissance croissante de leur importance, un défi majeur non résolu réside dans la compréhension de la façon dont des expositions uniques et, plus important encore, des mélanges d'expositions complexes en milieu réel perturbent conjointement l'organisation épithéliale, les niches des cellules souches et progénitrices, ainsi que la communication immuno-épithéliale à travers différents organes. Cette revue regroupe les preuves actuelles sur les exposomes environnementaux pertinents qui affectent directement la fonction de la barrière épithéliale et examine leurs conséquences sur l'architecture tissulaire, la stabilité des niches et les mécanismes de défense de première ligne. Nous discutons également des avancées récentes dans les nouvelles méthodologies d'approche, y compris les modèles de barrières épithéliales spécifiques aux organes, les organoïdes, les organes sur puce et les plateformes multi-organiques interconnectées. En synthétisant les preuves à travers les systèmes d'organes, nous mettons en évidence des processus biologiques convergents, tels que le stress oxydatif, la signalisation inflammatoire, la disruption des jonctions intercellulaires et la survie ou la régénération épithéliales altérées, comme des voies partagées liant les stress environnementaux à l'échec de la barrière. Nous espérons que cette revue contribuera à créer un pont entre la science de l'exposition, la biologie épithéliale et les modèles humains bio-ingénierés afin de définir des lacunes de connaissances critiques et des priorités de recherche translationnelle essentielles pour le domaine.
Saglam‐Metiner et al. (Mardi,) ont étudié cette question.