Blastocystis sp. est un protozoaire zoonotique avec une large gamme d'hôtes, et sa pathogénicité chez l'homme reste controversée. Dans cette étude, nous avons observé des altérations neurocognitives chez les souris suite à une infection par Blastocystis sp., ce qui nous a incités à examiner les mécanismes sous-jacents à ces changements. L'analyse transcriptomique des tissus cérébraux a révélé des changements significatifs dans l'expression de plusieurs gènes associés aux déficits neurocognitifs, notamment une régulation à la baisse marquée du récepteur nucléaire NR4A1. Ces résultats ont été validés et confirmés par des analyses par Western blot, immunofluorescence et immunohistochimie. Bien que l'infection in vitro des cellules microgliales BV2 avec Blastocystis sp. ait révélé une activation de l'axe de signalisation IL-17-p38 MAPK-NR4A1, l'administration in vivo d'un inhibiteur de la p38 chez les souris infectées a amélioré les déficits moteurs et cognitifs, démontrant que cette cascade de signaux médiatise la neuropathologie dans le cerveau des souris suite à l'infection par le parasite. Cette découverte indique que l'infection par Blastocystis sp. induit une surexpression de l'IL-17 à la fois dans l'intestin et le cerveau, entraînant l'activation de la voie p38 MAPK. Cela conduit ensuite à une régulation à la baisse significative de NR4A1 et, finalement, à des phénotypes comportementaux de déficits neurocognitifs chez les souris. Cette étude révèle un nouveau mécanisme par lequel l'infection par Blastocystis sp. induit des déficits cognitifs et moteurs par activation de la voie p38 MAPK-NR4A1 dans les tissus cérébraux, offrant une cible thérapeutique potentielle pour de futures interventions.
Yang et al. (Mar), ont étudié cette question.