La violence sexuelle basée sur l'image (VSBI) a émergé comme une préoccupation mondiale significative, mais la recherche empirique en Chine reste limitée. En s'appuyant sur une enquête en ligne, des entretiens approfondis et l'analyse de cas juridiques, cette étude présente le premier examen centré sur les survivants de la VSBI dans le contexte chinois. Les résultats révèlent que la VSBI produit des dommages multiples et durables, y compris la détresse psychologique, l'exclusion sociale et le retrait de la vie numérique, souvent intensifiés par la victimisation secondaire due à l'ambiguïté juridique, à l'inaction institutionnelle et à la gouvernance inadéquate des plateformes. Les survivants ont souvent du mal à nommer ou à signaler leurs expériences en raison de catégories juridiques inappropriées et d'un stigma normatif. En se concentrant sur les voix des survivants, cette étude conceptualise la VSBI comme un continuum de dommages à travers les domaines numérique, social et institutionnel, contribuant ainsi à la victimologie féministe et aux recherches sur la violence basée sur le genre lié aux technologies.
Ling Li (Thu,) a étudié cette question.