L'éloignement urbain des entrepôts et des centres de distribution, connu sous le nom d'étalement logistique, a été observé depuis plusieurs décennies. Selon certains, cette augmentation des distances entre les installations logistiques et les hypercentres contribue à la détérioration environnementale des opérations de transport, en particulier dans des lieux densément peuplés comme la région métropolitaine de Paris. Par conséquent, la question du resserrement logistique—le phénomène opposé—se pose dans le contexte de la réduction des émissions de polluants dans les territoires concernés. L'objectif de ce travail est de clarifier les mécanismes “cachés” des services de transport de fret. À travers une simulation, il évalue l'empreinte carbone et l'efficacité opérationnelle du resserrement logistique dans la ville de Paris. Les données utilisées proviennent d'une grande entreprise de services de messagerie qui peut être considérée comme un cas d'étude intéressant en ce qui concerne la région parisienne. Dans notre scénario, la cohérence écologique des trajets et les exigences logistiques de la chaîne de transport peuvent être contestées. En effet, le recentrement intérieur des hubs pour des livraisons plus vertes suggère que le schéma réel de l'entreprise se rapproche de l'optimal et illustre ironiquement la pertinence des emplacements actuels. Le resserrement logistique se concentre principalement sur le dernier kilomètre, mais ce problème est complexe, chaque maillon de la chaîne ayant ses propres particularités, ce qui signifie que la durabilité de l'un peut compromettre celle d'un autre.
Emmanuel Cohen (Sun,) a étudié cette question.