RÉSUMÉ Contexte et objectifs Cette étude examine la prévalence de l'insomnie, des cauchemars et de l'apnée obstructive du sommeil chez les étudiants en médecine et leur corrélation avec plusieurs variables. Méthodes Nous avons collecté des données dans six facultés de médecine des universités syriennes, en nous concentrant sur les étudiants en médecine humaine de la deuxième à la sixième année. Le questionnaire, basé sur des outils internationaux fiables comme le Questionnaire de Berlin et l'Index de gravité de l'insomnie, a été distribué électroniquement et sur papier. Nous avons utilisé le test du chi carré pour analyser les associations de prévalence de la maladie. Résultats L'échantillon comprenait 1237 étudiants en médecine avec un âge moyen de 20,74 ans (ET = 1,809), comprenant 635 hommes (51,3 %) et 602 femmes (48,7 %). L'insomnie a été détectée chez 46,9 % des participants, tandis que 15,8 % ont signalé des cauchemars, et 4,8 % étaient à haut risque d'apnée obstructive du sommeil. L'insomnie a eu un impact significatif sur les performances académiques, avec 8,7 % des étudiants ayant des GPA entre 60 et 70 % souffrant d'insomnie sévère, par rapport à seulement 1,6 % de ceux ayant des GPA entre 91 et 100 % (p = 0,012). Cependant, les cauchemars et l'apnée obstructive du sommeil n'ont pas eu d'impact significatif sur les performances académiques. Un antécédent familial d'insomnie et de cauchemars était lié à une plus grande probabilité de les éprouver (p < 0,05). L'étude n'a trouvé aucune forte association entre l'apnée obstructive du sommeil et d'autres variables, sauf concernant la durée de sommeil ; 40,7 % des individus à haut risque dormaient moins de 6 heures contre 24,4 % des individus à faible risque (p = 0,019). Conclusion Les troubles du sommeil sont courants chez les étudiants en médecine et affectent considérablement leur qualité de vie et leur santé. Il est essentiel de prioriser le diagnostic de ces troubles, et des recherches futures devraient explorer les facteurs génétiques liés à leur prévalence.
rashi et al. (Wed,) ont étudié cette question.