Aujourd'hui, les gyrothéodolites ou gyrostations sont le plus souvent utilisés pour résoudre un large éventail de problèmes topogéodésiques liés à l'orientation le long du méridien vrai. Ils ont réussi à s'imposer comme des dispositifs polyvalents et pratiques, considérés comme indispensables pour effectuer un certain nombre de tâches géodétiques et d'arpentage, grâce à leur capacité à déterminer la direction du méridien vrai, indépendamment de la présence ou de l'absence d'un signal GLONASS ou GPS, ou des conditions météorologiques spatiales. Cependant, ils présentent également un inconvénient majeur : l'incapacité à fonctionner à des latitudes supérieures à 75–80°. Ce problème est pertinent pour les deux types de dispositifs les plus courants aujourd'hui – ceux basés sur l'action de lasers et de gyroscopes rotatifs. Les caractéristiques des stations gyros importées et domestiques étaient disponibles dans le domaine public. Leur comparaison, ainsi qu'une analyse des exigences figurant dans les documents réglementaires actuels, ont révélé la possibilité de concevoir un gyrothéodolite basé sur un nouveau principe de fonctionnement. L'article propose le principe de fonctionnement des stations gyros, qui permet de mesurer les directions par rapport au méridien vrai avec des erreurs à l'intérieur des unités de secondes, ce qui est particulièrement important pour l'arpentage et le travail en milieu arctique. Les fondements physiques du fonctionnement, les exigences pour cette classe de dispositifs, les principales erreurs affectant le fonctionnement de l'appareil et les méthodes d'application sont considérées. Les résultats obtenus peuvent aider à réaliser des surveys dans des latitudes nordiques extrêmement élevées, précédemment inaccessibles à l'utilisation de tels équipements, offrant non seulement une grande précision, mais aussi des caractéristiques opérationnelles acceptables.
Aleksey Kaverin (Ven) a étudié cette question.