Cet essai examine le contraste entre les modèles karmiques de réciprocité morale et la doctrine chrétienne de la grâce à travers le cadre du « point de croisement », le moment présent comme le seul lieu d'agence, de repentance et de transformation. Il argumente que les systèmes régis exclusivement par le retour, la proportion et la conséquence ne peuvent pas rendre compte entièrement du pardon, de la miséricorde, ou de la possibilité d'un véritable nouveau commencement. S'appuyant en partie sur le récit d'Augustin d'Hippone concernant la volonté blessée et la nécessité de la grâce, l'essai interprète les figures de David, Paul, la femme prise en adultère et Marie Madeleine comme des études de cas dans une réalité où la conséquence est réelle mais n'épuise pas ce qui est possible. La thèse centrale est qu'un mécanisme peut restituer ce qui a été envoyé, mais seule une source personnelle peut offrir ce qui n'a pas été gagné.
Oscar Gaitan (Mercredi), a étudié cette question.