Te Tiriti o Waitangi est un document constitutionnel fondamental pour Aotearoa Nouvelle-Zélande négocié entre les nations hapū et la Couronne britannique. Ce pacte a été marginalisé, écarté et constamment violé par les gouvernements néo-zélandais. Après un activisme soutenu des Māori à partir des années 1970, une passion renouvelée pour honorer et défendre Te Tiriti a émergé au sein des organisations Tangata Tiriti. Cela a conduit à une multitude de changements organisationnels dirigés par Tiriti, mais malheureusement, peu de choses ont été publiées sur ces efforts. Cet article s'appuie sur des entretiens avec six travailleurs Maori et Pākehā de Tiriti réalisés en avril 2025. Les personnes interviewées sont à la fois participantes et contributrices à cet article. Collectivement, cette collection de réflexions offre un aperçu de plus de 150 ans de travail sur Tiriti au sein des organisations d'Aotearoa Nouvelle-Zélande (à but non lucratif, à but lucratif, institutions publiques). Les résultats sont présentés à travers une approche d'entretien itérative, et la discussion combine narration et réflexion collective. Nous avons constaté que le changement organisationnel dirigé par Tiriti est un voyage, pas une destination, et qu'il nécessite un engagement (re)continu. Les organisations Tangata Tiriti doivent nouer des relations avec les Māori, qui déterminent le succès de l'entreprise et si les avantages sont réalisés. Les approches les plus efficaces sont de nature holistique et incluent des éléments éducatifs. Parallèlement, il doit y avoir un partage du pouvoir et une responsabilité collective de tout le personnel au sein de l'organisation. Il est également essentiel de perturber les pratiques monoculturelles et le racisme institutionnel dans le travail sur Tiriti. Les organisations Tangata Tiriti nécessitent un leadership réflexif, une volonté politique et une compréhension que l'engagement envers Te Tiriti bénéficie à tous les Néo-Zélandais. Pour aller au-delà des pratiques performatives, il faut s'engager avec sa tête, son cœur et ses mains. Pour que Te Tiriti soit véritablement respecté, il est nécessaire de démonter les structures coloniales.
Came et al. (Fri,) ont étudié cette question.
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