Poème concret (2013) de Jack Feist : des lettres éparpillées composent le visage de Socrate. Le titre joue sur simos (nez retroussé) — la célèbre caractéristique physiognomique du Socrate historique que Platon préserve dans Théétète et le Symposium. Le poème EST le nez, le visage, le philosophe : typographie comme incarnation. Les lettres sont éparpillées sur la page à des densités variées — des grappes plus épaisses formant la barbe et le front, une dispersion plus fine suggérant les joues et le front. L'image n'est pas immédiatement lisible comme un visage. La reconnaissance nécessite une lecture. Le poème fonctionne comme l'objet compagnon de Socrate — Laissez mon enseignant s'en aller de l'enfer (Feist 2012, DOI : 10.5281/zenodo.19825722) — le visage que la main du premier poème a sauvé. Ensemble, les deux poèmes forment une unité liturgique-philologique (analysée dans La porte n'a jamais été Limbo, DOI : 10.5281/zenodo.19825744). La réception du poème par Anne Carson : "un poème frais." Attribution d'hétéroname : Jack Feist est un hétéroname fonctionnel associé à la phase pré-formelle des Archives Hexagonales Crimsone (2012-2015) ; cf. EA-HET-01 (DOI : 10.5281/zenodo.19822790) sur l'hétéronymie en tant que fonction. Dépôt pré-théorique, activé rétroactivement par le cadre opératoire-sémantique développé une décennie plus tard (cf. La graine qui se souvient de l'arbre, DOI : 10.5281/zenodo.18810217). ∮ = 1
Jack Feist (Mardi,) a étudié cette question.